> Campagne de lutte contre la chenille processionnaire du pin
La processionnaire du pin est un insecte (le Thaumetopoea pityocampa) qui, à l’état de chenille, consomme les aiguilles des pins entraînant une défoliation de l’arbre parfois spectaculaire et un ralentissement de sa croissance. En cas d’infestation massive des pins, la défoliation peut provoquer un affaiblissement des arbres et une vulnérabilité plus forte aux maladies, ravageurs et parasites. A la suite de la tempête 2009, l’abondance de bois morts au sol a permis d’abriter des populations grandissantes d’insectes xylophages, les scolytes. Les infestations se sont très fortement développées et se reportent sur les arbres encore sur pied. Tout comme les années 1971, 1977, 1983, 1990..., selon des cycles de 6-7 ans, 2010 est une année de forte gradation des populations de chenilles processionnaires du pin. De part l’action cumulée des processionnaires et des scolytes, les surfaces défoliées sont comparables à celles de l’hiver 1989-1990, soit plusieurs centaines d’hectares. Les observations confirment qu’il s’agit de la plus forte défoliation depuis 20 ans. Un problème de santé publique L’abondance de chenilles pose aussi un problème de santé publique. En effet dès le troisième stade larvaire, la chenille porte sur son corps des poils urticants microscopiques très allergènes (environ 1 million par chenille), qu’elle libère dans l’air lorsqu’elle se sent agressée. Ces poils peuvent provoquer de violentes réactions chez l’homme, mais aussi chez les animaux domestiques (démangeaisons, problèmes respiratoires et oculaires, ophtalmologiques, cardiaques, neurologiques, choc anaphylactique…). De plus, les poils restés présents dans les arbres, notamment dans les nids, demeurent urticants pendant plusieurs années après l’enfouissement de la chenille. C’est pourquoi il est fortement recommandé de ne pas approcher ou toucher les chenilles, ni de manipuler leur nid.
Que faire ? Actuellement, la finalité n’est plus de chercher à éradiquer ce ravageur, mais de maintenir durablement les populations de l’insecte à des niveaux tolérables, en maîtrisant leur prolifération. L’objectif est de protéger les peuplements végétaux sensibles en même temps que la santé des hommes et celle des animaux. Les actions de la ville de La Teste de Buch Afin de protéger le massif forestier et de répondre au risque sanitaire que représentent les chenilles, la commune de La Teste de Buch organise une lutte massive à la fin de l’été en diffusant par voie terrestre ou aérienne un insecticide, le Bacillus thuringiensis (BtK). Cet insecticide biologique est sans impact sur la santé humaine et sur l’ensemble de la faune domestique et sauvage, terrestre et aquatique. Il vise les chenilles qui mourront après ingestion du produit présent à la surface des aiguilles. Appel à la population En complément des opérations traditionnelles de désinsectisation, les luttes par piégeages renforcent l’efficacité de la lutte par insecticide puisqu’elles interviennent à des époques différentes sur le cycle de développement de la chenille. Ainsi la ville de La Teste de Buch souhaite associer les administrés à la lutte contre les chenilles processionnaires en leur prêtant des dispositifs de pièges et leurs accessoires, en échange d’un justificatif de domicile. Ces dispositifs peuvent être retirés au pôle technique, avenue de Vulcain à La Teste de Buch. En fin de saison, les pièges seront nettoyés et rapportés par les administrés afin d’être redistribués l’année suivante avec les indispensables accessoires consommables (phéromones ou sacs).
NB : Les interventions de maintenance sur les pièges peuvent être réalisées directement par les administrés. Pour cela, il est recommandé de porter des équipements de protection individuelle (gants, masque classe 3, lunettes, combinaison). Prévention Il est impératif d’éviter tout contact avec les chenilles ou leur nid car les poils urticants sont facilement dispersés par le vent.
Les personnes précédemment atteintes par la chenille processionnaire doivent éviter tout nouveau contact, car des réactions de plus en plus sévères sont à craindre.
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